Tome 3 – Résurgence
Chapitre 4 – Scène 4
Chaude romance à la cascade de Mashinam
Je vous invite à venir apprécier quelques extraits en découpage de ces deux scènes associées du roman saga, là où la sensualité des relations intimistes stimule et perturbe tous nos sens.


Lors de leur arrivée, alors qu’ils avaient survolé quelque peu les étendues de cette flore sauvage, dispersée parmi les étendues rocailleuses, Sodiam lui avait expliqué ce que représentait la cascade de Mashinam pour les peuples de cette terre d’Austria. Dans leurs coutumes, la fertilité est une notion importante dans l’observation de l’évolution, comme cela peut l’être de la même manière pour beaucoup d’autres peuplades.
Mais alors, dans leurs considérations de cette chute d’eau gigantesque, ils y voient la puissance de la fécondation : l’eau représentant la circulation de la vie. Et de son abondance qui se déverse comme le fluide dans une matrice qui en réceptionne la semence, alors la vie circule et fait naître et vivre nombre d’espèces de toute nature dans cette opulence.
Mignônie, très attentionnée par son récit, s’étant laissé séduire par cette pensée mystique, et de son plaisir à laisser errer son imaginaire dans la visualisation de cette semence, comprenait que l’énergie qui la faisait s’émoustiller était tout particulièrement provoquée également par cet essor.
Après avoir atterri, Sodiam les avait menés au bord du ruisseau se nommant Kachiam, qui commence son lit par un petit lac dans lequel chute cette gigantesque cascade, et qui se prolonge en un ruissellement assez conséquent dans les couloirs rocailleux. C’est ici alors, sur une esplanade de roche gravée de quelques aspérités, qu’il avait préparé le nid douillet qui devait les recevoir dans cette alliance de cœur. Mignônie, le regardant dans son installation, avait bien compris son petit manège de dissimulation à vouloir l’instaurer dans un cercle de romance.
Dans cet environnement, le silence n’a pas sa place, car les chocs continus des eaux font raisonner leurs ondes sur toutes les parties de ces espaces. Mais en contrepartie, l’exotisme y est à son comble, et les influences poétiques peuvent prendre vie.
Ces deux plantes, délicatement déposées sur cette tendre latte, commencent à explorer du regard les environs, comme à contempler, sur quelques passages de croisements de leurs yeux, leurs corps échaudés et animés par une certaine excitation et quelques perturbations.
Alors que la cascade fait jaillir de fortes concentrations d’eau sous sa chute, Mignônie, elle, sent surtout monter la sève en elle.
↓ peu après ↓
Après qu’il lui eut exposé ce que représentent pour lui ces espaces, Mignônie espérait que s’engagent caresses, baisers et tendresses. Elle avait l’allure câline, et lui montrait bien avec beaucoup d’évidence que toutes les portes étaient ouvertes.
S’approchant encore un peu plus de lui, elle fait de petits mouvements ondulatoires avec son torse, telle une feuille dansant sous l’effet d’une légère brise, et secoue quelque peu ses cheveux afro pour en laisser s’échapper le parfum de vanille associé aux effluves de ses odeurs corporelles. De ce mouvement réfléchi, Sodiam capte bien cet assentiment–[1] à investir les espaces intimes de cette femme si radieuse.
Il avait tu mot. Plus rien ne sortait de sa bouche. Mais surtout, dans cette énergie sexuelle qui pénétrait en lui, cela l’émoustillait de recevoir cette abondance de magnéromonelle qu’elle projetait sur lui. Il débordait d’envie de la prendre tout contre lui, mais cette sorte de blocage, fruit de son abnégation prolongée, ceci ne lui offrait guère la liberté de pouvoir se lâcher entièrement et avec assurance.
Sodiam { Mais qu’est-ce que tu attends !? Espèce de ballot ! Tu ne vois pas qu’elle n’espère qu’à ce que tu lui sautes dessus ?
Au fond de lui, il était dépité de ne pas arriver à engager une action explicite.
– { Allez Sodi, offre-lui la vertu la plus sucrée de ton Être.
Il restait tout de même, non pas comme étant prostré, mais dans l’incompétence de pouvoir agir instamment. Mignônie le sort aussitôt de l’influence des réflexions de son mental en lui posant des questions enclines à la coquinerie.
– « Est-ce que tes sens vibrent à ton habitude d’être dans ce paysage paradisiaque ? Ou serait-ce moi qui te fais un effet torride ? ».
Le champ vibratoire de séduction de Mignônie englobait entièrement Sodiam, comme le sien qui exerçait en radiation une danse des prémisses avant l’acte. Leurs magnéromones étaient stimulées dans les ondes subtiles de leurs Êtres associés, et ils le ressentaient chacun dans tout leur corps.
Il tourne son visage une fois de plus face à elle, laissant leurs pupilles s’entrecroiser de nouveau, donnant l’échange d’un scintillement si perturbant, que le frisson les prend tous les deux.
Avec une certaine assurance tout de même, Sodiam lui reprend.
– « Cette nature exquise m’est très chère. Mais alors ici, présentement, c’est surtout toi, oui, qui me mets dans tous mes états. Je dois l’avouer, j’ai l’air un peu gauche, mais c’est que je suis ébloui et impressionné par toi. ».
– « Ah bon !? Je ne suis qu’une simple femme qui se retrouve à être magnétisée par toi et ton charme, pourtant. », lui expose-t-elle avec un ton ironique.
– « Alors oui, mignonnette, et certainement comme moi de toi. », lui reprend-il avec un léger rictus en coin amusé. « Et tu as bien plus d’aise que moi. Mais, je me sais être animé convenablement lorsque le processus se déclenche. ».
↓ scène en parallèle avec Amîha – chapitre 5 ↓
Étant enfouie dans ses songes, allongée sur cette douce verdure qui parcourt ces couloirs, Amîha se laisse totalement aller.
– « Vide au plus juste ton esprit. », lui avait-il dit. « Essaye de préserver ton mental en blanc, sans imageries et sans pensées. Si tu préfères, tu peux t’imaginer être dans le noir total, sans aucune lueur te permettant de distinguer quelques formes. ».
Elle s’efforçait de réaliser cela en elle, les yeux clos, le visage sobre, mais cela lui paraissait plus évident à visualiser qu’à réaliser.
– « Une fois que tu te retrouves dans une certaine vacuité, alors ce sera à toi de faire le choix de porter ton esprit à te confondre dans une des portions de ce que tu vis, et de savoir en faire des liens de concordance avec d’autres thèmes s’y associant. ».
Au fond d’elle, elle était tout aussi bien ravie de cette forme de vision des choses que Sodiam lui avait enseignées, que dépourvue de connaissance en la matière, néophyte et surtout maladroite dans ses expressions et ses observations d’elle-même à elle-même.
L’air de cette journée était assez frais, car quelques gros cumulus avaient garni le ciel de leurs imposantes formes, altérant la radiation chaleureuse des rayons du Solis, offrant un grain de couleur reluisant à toutes les fleurs et les plantes qui égayaient ce jardin de leur merveille.
Il régnait un calme reposant dans ce grand parc floral, car c’était un de ces jours de la semena où très peu de gens venaient s’y promener. Amîha profitait toujours de ces journées-là pour pouvoir se fondre entièrement dans cette nature abondante, façonnée par les plaisirs humains et largement enrichie par l’énergie et la présence de son patrite, Jérôme.
↓ un peu plus loin ↓
Amîha sentit monter en elle la substance d’une énergie qu’elle ne connaissait pas véritablement. Cela lui procurait comme l’inondation de son corps par une huile chaude et enivrante, dont la saveur qui agitait ses parties sensibles invitait à la découverte de ses sensations les plus subtiles. Cette énergie circulait dans tout son corps et commençait à exacerber tout son Être.
Étant quelque peu éprouvée par cette condition soudaine, inattendue, elle comprenait très bien ce qui était en train de se dérouler dans l’environnement proche de Sodiam.
De ses rencontres dans lesquelles elle s’était souvent amourachée de jeunes garçons de son âge, depuis son adolescence, elle avait, à de nombreuses reprises, pu ressentir que des parties sensibles de son corps réagissaient très fortement aux proximités masculines des énergies de ces garçons, ou lors de contacts de leurs mains ou de leurs bouches lorsqu’ils s’embrassaient maladroitement. Mais finalement, de son état d’esprit, jamais elle n’avait été portée à chercher à aller découvrir les expériences sensuelles du corps et de la vie.
Pour elle, les plus grandes extases qu’elle avait vécues jusqu’ici étaient les plaisirs et les joies de la vie, à contempler la nature et à vivre cette réjouissance de cœur qu’elle éprouvait chaque fois qu’elle était proche ou au contact des animaux. Ses extases étaient avant tout celles de son cœur et de ses émotions.
C’est alors à ce moment précis, là où Sodiam laissait se réanimer en lui les mécaniques poussant l’Être à ressentir diverses influences excitantes en lui, qu’Amîha commença à découvrir la répercussion que tout ceci pouvait provoquer en elle.
Du moment où il avait songé à elle dans son questionnement sur leur lien de flamme jumelle, cela avait ouvert le canal de communication subtile entre eux. Et du fait d’avoir ses sens étant en ébullition, augmentant toute sa sensibilité, alors, cette fusion qui les fait vivre l’autre, cela offrit à Amîha l’occasion de se rendre compte de manière encore plus intensive la nature de cette connexion qu’elle a avec lui. Elle se demande alors, de ce que lui avait expliqué Salyin’s, si lui aussi, de leur lien d’Âme, pouvait-il ressentir les choses de la sorte ?
Elle l’avait deviné, elle se doutait bien qu’à un moment donné ils en viendraient à se fondre dans une relation pomisse, mais elle ne s’attendait pas à ce qu’elle se retrouve à ressentir ces influences de ce partage qu’ils s’accordaient en elle.
Elle se sentait véritablement être Sodiam et vivre ses sensations surexcitées et ses émotions. Son cœur battait très fort, et c’est de sentir la chaleur troublante de cet amour en elle qui lui procurait le plus de plaisir. Elle captait bien la différence entre les vibrations puissantes de leur amour qu’ils partageaient entre eux dans leurs ébats sexuels et sensuels, et l’amour qu’ils se généraient l’un à l’autre en permanence dans leur relation de flamme jumelle. C’était une saveur interne ressentie qui était bien différente, de forces uniques et bien spécifiques.
[1] Assentiment : Acte par lequel une personne exprime son accord, son approbation, soit expressément, soit tacitement, à une idée, une proposition, une décision ou un acte.
Merci pour votre lecture cet article. 😊
Sachez que le Tome 3 de la saga sortira sous peu, courant février ou début mars.






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